Illustration

Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /2009 21:26
fmmagazine

Voilà un nouveau magazine dédié à la Franc-Maçonnerie. Nous dirons simplement que ce magazine contient totalement des éléments "laïcs" bien que son rédacteur en chef nous indique dans son éditorial qu'il existe bien une approche spiritualiste.

Nous souhaitons simplement indiquer ici que certains oeuvrent à une franc-maçonnerie originelle c'est à dire située dans l'axe de la Tradition dont le chemin est orienté vers le Ciel et qui a pour objectif de retrouver, pour celui qui le pourra, son Unité. Cette franc-maçonnerie là ne fait pas de prosélytisme et n'a pas de "vision citoyenne du monde". La spiritualité traditionnelle place l'Esprit au dessus de la matière et possède un caractère supra-humain, un caractère transcendant et un caractère universel.

Laurent Mollard
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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /2009 16:11

Une illustration de notre situation très éloignée du principe ou de la tradition primordiale est celle de l’importance donnée à l’avatar. Cette naissance profane de l’avatar est assez récente mais sa présence quotidienne, non plus seulement dans les jeux vidéo, conditionne les générations futures. Nous sommes de plus en plus dans un monde virtuel et on rajoute en plus la création d’une « image » de soi : l’avatar. C’est bien là tout le contraire de toute société ou démarche traditionnelle. La Tradition nous enseigne à rechercher notre unité en effectuant en premier lieu une connaissance de soi-même et donc certainement pas à créer un personnage auquel on s’identifie. Il ne s’agit pas de créer ce que l’on voudrait être mais connaître qui on est. Certes la première est plus facile que la seconde car elle n’est ni douloureuse, ni longue. Dans le monde actuel de l’immédiateté, créer un personnage prend quelques minutes alors qu’une recherche sur soi peut prendre plusieurs années.

 

Nous voudrions insister sur les effets néfastes de ces avatars, effets qui ne sont que les conséquences de notre situation cyclique ; nous devons pointer ces caractéristiques fortes de notre situation. L’avatar moderne est une illusion de celui qui le crée mais cette illusion n’en comporte pas moins des faits cachés en nous-mêmes que nous n’imaginions même pas avoir. Notre monde actuel déjà très relatif et illusoire face au monde véritable, superpose une nouvelle couche d’illusion. C’est bien là un nouvel « signe des temps » qui nous indique la proximité du prochain cycle. Il ne s’agit pas de mener un combat vain contre ces avatars mais de souligner la gravité de l’influence néfaste qu’ils apportent à notre société. La véritable tradition nous enseigne, notamment la tradition indoue, que l’Avatara n’est pas celui qui se crée une image mais celui qui a acquis effectivement une vérité transcendante et qui la « vit » au quotidien dans son état humain. C’est la remontée, grâce à la rectitude, de l’Axe sacré, et ensuite sa descente dans notre monde qui permet le passage de l’état d’individu à l’état d’Avatara.

 

La création d’un avatar profane est une création humaine qui nous conduira, comme toute création humaine, qu’au dépit et à la désillusion, du moins pour celui qui chemine sur une voie traditionnelle, et nous éloigne de la tradition.

 

L’esprit traditionnel qui pourrait nous animer ne doit pas nous conduire à stigmatiser une société déjà plus que suffisamment « désorientée », mais nous ne pouvons rester indifférents à certains faits qui nous permettent d’illustrer certains points de la Tradition. Nous ne pouvons dénoncer toutes les « profanations » de notre monde actuel mais nous nous permettrons certaines fois de donner un autre point de vue que le point de vue contemporain.

 

Laurent Mollard

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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /2009 19:46

Le chemin débute dans l’obscurité

Seule une faible lueur brille au loin

Cette obscurité devient de plus en plus profonde

Le début de la marche semble nous éloigner de cette lumière

Périlleuse marche qui nous écorche les pieds

Parfois les mains car de très nombreuses chausse-trappes sont dissimulées sur le chemin

Il nous faut donc nous accrocher pour ne pas tomber

Mais savons nous où va cet abîme ?

Ne nous faudrait il pas tomber, lacher-prise, afin de toucher le fond

Et ainsi pouvoir remonter sans a-priori, juste pour le plaisir de remonter

Savoir de quoi est composé le fond pour pouvoir remonter plus léger

Cette lumière est toujours là, même au fond, n’est-elle pas le reflet

De la lumière véritable, le miroir de cet éclairage universel ?

Avant de tomber, il faut néanmoins parcourir une certaine partie du chemin

Qui nous indiquera lui-même le moment où nous pourrons tomber

Cette première partie est une préparation à la chute

Elle ne nous enseigne pas de quoi est composé ce fond

Mais comment tomber afin de pouvoir se relever droit, à l’équerre

Beaucoup de contresens composent cette première partie

Des impasses aussi qui peuvent être longues mais la marche en arrière

Fait aussi partie du chemin

La déception, la peur, l’angoisse, la désillusion

L’égo en fait, cette dualité qui est en nous

Font partie du chemin

C’est la remontée qui donnera naissance à l’Unité

Pas n’importe qu’elle remontée, celle qui nous conduit à la Lumière principielle

Dont nul ne peut la contempler face à face dans sa condition d’homme

Le chemin qui suit la remontée est un tracé solitaire

Dégagé de l’extérieur pour marcher sur un sentier rectiligne et plat

Composé d’un sol qui rend l’avancée toujours plus agréable

Le chemin ne se raconte pas

Il est la vie intérieure de celui qui chemine

Il est le secret inviolable du marcheur

D’ailleurs même pas secret car il ne peut être compris

Que par celui qui chemine sur son chemin

La vertu accompagne le cheminant

Non pas la vertu moralisante pour les autres

Mais la vertu pour soi, du Soi, éclatante dans sa simplicité et sa nature

Ah qu’il est dur ce chemin qui nous conduit vers l’inconnu

Mais n’est-il pas le seul tracé qui vaille d’être suivi ?

Des jalons nous aiguillent

Encore faut-il pouvoir les discerner dans cette obscurité pesante

Mais celui qui marche dans l’Axe sacré sait qu’ils sont là pour le faire progresser

Sur cette ligne aux traits brisés qui deviennent rectilignes pour celui qui persévère

La Connaissance et la Volonté sont les moteurs du marcheur

Qui doit prendre garde à les alimenter régulièrement

Afin de ne pas terminer subitement ce chemin

Le doute et la crainte nous tiraillent tout au long de ce périple

Mais ils s’estompent par enchantement

Lorsque l’Amour surgit

Le marcheur comprend alors que cet amour a toujours été là

Caché par sa propre ombre

Alors peut apparaître en pleine lumière

Le Beau et le Vrai.

 

Laurent Mollard

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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /2009 15:28

La lecture de cet ouvrage est intéressante mais aussi déroutante du moins du point de vue traditionnel et nous allons nous en expliquer. Auparavant, nous tenons à dire que nous ne faisons point une critique de cet ouvrage mais un commentaire ce qui signifie que nous donnons notre point de vue et nous pouvons le faire car cet ouvrage nous le permet et c’est bien là un de ses intérêts.

 

L’ambition de ce livre nous est dite dans l’introduction ; « apporter au plus grand nombre des outils de « développement personnel » qui « est le terme générique de la volonté commune à tous d’être la plus belle version de qui nous sommes. ». Celui qui chemine sur la voie traditionnelle sait que l’initiation maçonnique transmet la Fiat Lux, vibration qui éveille l’étincelle qui se situe dans notre cœur pour élever notre esprit. Il s’agit donc bien de spiritualité et non pas de développement personnel et surtout pas comme il est écrit quelques lignes plus loin « l’amélioration des relations avec les autres, le renouvellement de sa carrière professionnelle comme pour simplement se « sentir bien », apprendre à devenir qui l’on est ou aborder une quête spirituelle. » Le développement personnel, c’est bien ce que je viens d’extraire à l’exception de la quête spirituelle qui elle est bien ce que cherche le pèlerin traditionnel. C'est-à-dire une Connaissance de soi et du Soi transcendant, universel et immuable, c'est-à-dire la personnalité différente de l’individualité qui « vit » dans l’humanité qui se limite à notre état humain. Le développement personnel est une construction moderne qui n’a aucun fondement ni légitimité si ce n’est s’opposer à la spiritualité transcendante. Au point de vue traditionnel, le développement personnel serait justement la connaissance de la personnalité, c'est-à-dire le Soi transcendant alors que dans le monde profane il serait plus juste de parler de développement de l’individualité. C’est bien le parfait exemple du mélange des genres détourné que l’on fleurir partout.

 

Dans cet ouvrage de très nombreuses citations viennent du monde spirituel ; Maître Eckhart, le Zohar, le Véda, la Bhagavad-gita, comme si on voulait cacher ce côté spirituel mais nous indiquer tout à la fois qu’il existe car pour une fois, et c’est assez rare dans ce type d’ouvrage, d’où un autre de ses intérêts, les notions spirituelles ne sont pas détournées de leur sens véritable où du moins ne sont pas utilisées à des fins laïques, malgré parfois quelques mélanges qui ne peuvent être évités par l’auteur. C’est dans le dernier tiers de son ouvrage, en quelques pages, que l’auteur aborde la spiritualité maçonnique. On apprend dans ce court chapitre que la spiritualité maçonnique est religieuse au sens le plus noble du terme mais elle n’est en rien une religion. Nous ne savons pas ce qu’a voulu dire l’auteur dans la première partie de cette phrase, par contre dans sa deuxième partie il a raison car suivant le point de vue traditionnel, la franc-maçonnerie à son origine pouvait transmettre la doctrine de la Connaissance qui est en occident le cœur de la Tradition avec son côté ésotérique (initiation) et le côté exotérique était, est la religion catholique et chrétienne (croyance). Les deux étant aujourd’hui considérablement éloignés du Principe, on ne peut que très difficilement retrouver le chemin traditionnel. Dans la suite de ce chapitre, nous pouvons lire que « la franc-maçonnerie est un art éminemment spirituel et que le travail sur soi est une condition sine qua non de l’accès au nirvana » et quelques lignes plus loin que « le Grand Architecte qui est la dénomination où de nombreuses options de croyances peuvent se cacher ( !) révèle une foi sociale et politique et le désir de créer un monde idéal où tous les hommes auraient simplement la possibilité de vivre en toute « égalité, liberté et fraternité » ». Ce que nous lisons là est bien l’exact opposé de la spiritualité puisque la spiritualité traditionnelle doit effectivement permettre de nous connaître afin de trouver notre unité mais non pour créer un monde idéal car cette spiritualité traditionnelle nous apprend, grâce à la Connaissance, que le monde dans lequel nous vivons est éphémère et contingent, tout comme notre individualité, et que si cela nous est possible nous pouvons dépasser notre état humain. Cela n’a rien à voir avec la création d’un monde meilleur , c’est bien là un exemple du mélange qui existe entre le profane et le sacré. Un autre exemple nous est donné lors de l’explication du premier voyage de l’initié. L’auteur nous présente une carte du tarot, la maison-Dieu, en indiquant « qu’elle peut représenter ainsi, soit l’humanité, soit l’égo anéanti par l’épreuve et retrouvant une certaine voie naturelle, à moins que ce ne soit le signe nous avertissant que la voie de l’égo et celle de la raison omnipotente ne sont que des impasses… ». Nous nous trouvons donc face à deux chemins, celui qui compose avec son égo grâce à une voie naturelle ( ?), qui est certainement la voie du développement personnel et le chemin qui dit que l’égo et la raison sont des impasses, c’est la voie traditionnelle qui désire l’éradication de l’égo en suivant l’Axe sacré qui se situe bien dans le cœur du cœur et non pas dans la tête là où se situe la raison. Cet Axe sacré se découvre grâce à l’intuition intellectuelle.

 

En continuant la description de l’initiation, nous pouvons lire dans un commentaire de la cérémonie d’initiation que la raison du silence est que pendant ce temps de non parole l’apprenti va peu à peu se dévoiler et il passera de la personne à l’individu alors que la démarche traditionnelle c’est bien de l’individu à la personne qu’il s’agit de passer comme nous l’avons vu au-dessus. C’est avec beaucoup d’intérêt que nous avons lu le discours de l’apprenti puisque nous voyons de très nombreuses références au Créateur : « Il est la sagesse même » !, « l’excellence de l’homme doit s’appuyer sur les trois vertus théologales (foi, espérance et charité)…et sans leur pratique tout l’édifice s’écroule…La paye de l’apprenti est la confiance en Dieu et cette paye nous sera donnée sous trois conditions qui sont : le repentir, la pénitence et l’aveu de notre faute, que par le signe de la quadruple équerre qu’il ne nous faut représenter que par un sincère exercice du culte qui nous est prescrit, et un saint usage de la prière qui nous est enseignée. ». Je crois que tout ce texte parle de lui-même, la notion de transcendance occupe une place centrale alors pourquoi disparaît elle par la suite ?

 

En fin du livre, le terme être est beaucoup utilisé notamment nous apprenons qu’il doit être restauré mais alors pourquoi faire ? L’Etre correspond au monde manifesté mais il « existe » un monde au-delà de l’Etre qui est « contenu » dans le monde non-manifesté. La Connaissance tente de nous approcher de ce monde là sachant que notre état humain ne pourra jamais totalement l'appréhender. L’Etre est en quelque sorte une limitation que la métaphysique, au travers de la Connaissance, doit nous faire découvrir mais aussi aller au-delà, puisque l’Absolu qui contient le manifesté et le non-manifesté ne connaît aucune limitation en raison de son infini.

 

L’épilogue nous permet de saisir l’humilité de l’auteur car elle doit nous précéder dans notre cheminement. Chacun possède sa vérité qui devra, le moment venu et selon chacun, se déverser dans la Vérité totale.

 

 

 

Petit manuel d’Eveil et de pratique maçonnique, par Alain Subrebost aux Editions Dervy

 

Laurent Mollard

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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /2009 23:13

Nous donnons ici une représentation de l'analogie concernant le domaine des solstices.  Le solstice d'été peut être considéré comme la porte des hommes, le solstice d'hiver lui étant la porte des dieux.


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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /2009 21:43

Conversation entre un homme et un oiseau

 

Un homme de terre marche seul dans la campagne ensoleillée, l’air triste.

Il rencontre un oiseau qui lui demande pourquoi il fait cette tête.

L’homme lui répond que son amour s’est envolé, d’ailleurs l’oiseau l’a peut être croisé.

Ce dernier lui réplique qu’il ne connaît que l’Amour rayonnant, celui qui ne déçoit pas.

Car l’homme de terre ne connaît que l’amour sentiment qui engendre les chagrins, la folie,

l’amour qui se représente par des gestes, des mots, des objets.

« Mais quel est cet Amour dont tu me parles ? » questionne l’homme de terre.

« L’Amour qui ne demande rien en échange, l’Amour éternel et immuable » pépie l’oiseau

« Comment le rencontrer ? » gémit l’homme de terre.

« Si tu ouvres ton cœur, que tu regardes vers le ciel et si tu vois l’Axe, alors tu pourras faire sa connaissance. Il n’attend rien de toi, seulement que tu l’accueilles » siffle l’oiseau.

« Il n’est donc ni éphémère, ni égoïste, nous ne doutons donc jamais de lui ? » interroge encore l’homme de terre.

« Lui ne doute pas de nous alors pourquoi ne pas simplement croire en lui et au-delà, si on le peut, apprendre à le connaître » murmure l’oiseau.

L’homme a terminé sa promenade qui l’a conduit dans un jardin calme.

Il peut alors abandonner sa mine triste pour arborer le masque de la sérénité.

Laurent Mollard

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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /2009 16:27

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /2009 23:37

Régulièrement, je fais allusion à la confusion qui règne dans notre monde actuel et tout particulièrement en conséquence sur les écrits, très nombreux, que l’on peut trouver dans nos librairies. Celui qui nous servira d’illustration est effectivement un exemple assez complet et clair de cette confusion. Il s’intitule « Petit Manuel de l’Apprenti Dieu ». Précisons auparavant que l’auteur nous est totalement inconnu et que nous avons à son égard aucun à priori quelconque. C’est le titre de cet essai qui a attiré notre attention ainsi que le sous-titre : «  Invitation à la déstabilisation permanente ».

 

Ainsi donc grâce à la lecture de ce livre et la mise en pratique de ses recommandations, nous allons être initier à un apprentissage afin de devenir Dieu. Déjà faudrait il s’entendre sur le terme Dieu ou du moins sur quel type de dieu : Principe, créateur ou héros ? Selon la Tradition, cette notion de Dieu comporte nécessairement et obligatoirement et même peut on dire en principe la notion de transcendance. Or, il n’en est absolument pas question dans cet ouvrage. L’auteur manie avec aisance des termes de différentes traditions, notamment la tradition indoue, avec des conceptions bien individuelles qui sont à l’encontre même des traditions qu’il relate. C’est bien pour cela qu’il peut parfaitement servir de modèle pour illustrer ce que nous appelons la contre tradition.

 

L’auteur nous dit que la Vérité s’obtient grâce à l’observation de la vie du monde et que « la seule chose dans l’univers qui soit permanente c’est l’impermanence ! ». C’est bien là la caractéristique de notre monde actuel qui est à l’opposé d’un monde traditionnel. Car dans ce dernier, ce qui assure la permanence et la stabilité « éternelle » c’est l’Axe sacré : la transcendance. La découverte de la vérité ne peut se faire que par la Connaissance et la réalisation comme le témoigne, pour celui qui sait lire entre les lignes, les textes sacrés des Védas, du Taoïsme, du soufisme et même de la bible. Ces textes, aux époques où ils ont été écrits contiennent une Connaissance au cœur identique mais dont l’aspect s’est adapté à la condition temporelle de l’époque où ils ont été révélés. Effectivement, l’auteur nous dit que la multitude des êtres de ce monde fait qu’il y ait autant de vérité mais uniquement au niveau de l’individu et il nous faut justement dépasser notre individualité pour découvrir le monde de la stabilité.

 

Nous n’allons pas reprendre en détail chaque chapitre de ce livre car il serait plus simple d’en écrire un nouveau mais nous ne pouvons rester silencieux sur différents points que nous allons maintenant aborder. Le premier sera sur la réincarnation. C’est bien là une des idées les plus anti-traditionnelle qu’il ait été inventé. La Tradition nous parle effectivement des différents états de l’être antérieur et postérieur à l’état humain, sans d’ailleurs de notion de hiérarchie, mais aucunement et certainement pas de passages multiples à un même état. La représentation traditionnelle du cycle des états étant un cercle, comme d’ailleurs le cycle d’un état ou tout autre cycle, on voit bien que l’on ne peut absolument pas passer deux fois dans un état par lequel on est déjà passé.

 

La seconde sera sur la prière, notamment celle du matin où il faut en autre « demander » alors que l’individu qui chemine sur une voie traditionnelle ou orthodoxe ne demande pas la grâce du ciel mais espère pouvoir lui-même, s’il le peut, s’élever vers le ciel. A propos de l’égo, l’auteur nous dit « dont il faut prendre soin » «  pour en faire un serviteur discret ». Comment, alors que l’on aborde une démarche spirituelle, peut on dire cela de l’égo ? Celui qui chemine selon la Tradition œuvre à la disparition totale de l’égo qui est justement l’individualité contingente et relative, pour laisser apparaître le Soi inconditionnel, immuable et transcendant. Sur la connaissance de soi, nous pouvons lire que si nous arrivons à pénétrer notre propre univers, « alors nous connaissons que nous sommes un dieu », voilà une belle affirmation appuyée par la célèbre phrase inscrite sur le fronton du temple de Delphes « Connais toi toi-même, et tu connaîtras les secrets de l’univers et des dieux. » Connaître les secrets des dieux n’est pas forcément devenir dieu, pour une première part, ensuite la Tradition nous indique que notre état humain ne pourra en aucun cas nous permettre de devenir dieu car Il ne peut se connaître que par Lui-même. La Connaissance nous enseigne qu’à partir de notre état humain, ou d’ailleurs de n’importe quel autre état, nous pouvons atteindre des états supra-humains qui nous rapprocherons du Ciel.

 

Nous allons arrêter là ce catalogue non exhaustif des contre sens de la Tradition. Nombreux sont ces livres qui nous parlent de spiritualité mais dont les contenus sont semblables à celui là, c'est-à-dire une véritable profanation du sacré au travers des termes employés. Cette action est commune à notre monde actuel devenu totalement anti-traditionnel. Ces actions de désacralisation nous mènent, on peut le constater tous les jours, à une fausse spiritualité qui n’entraîne que déconvenue pour celui qui la pratique, plutôt qu’élévation de l’esprit. L’Axe sacré de la Tradition est bien un axe transcendant qui place l’esprit au dessus de la matière, le Ciel au dessus de la Terre.

 

Nous pourrions quotidiennement faire la même analyse de tel ou tel livre mais ce qui nous a fait choisir celui-ci c’est bien son titre. Dans notre monde où le profane a remplacé le sacré, on ne peut toutefois, sans cesse, laisser profaner le nom de Dieu.

 

Laurent Mollard

 

Petit Manuel de l’Apprenti Dieu, écrit par Paul Pétrino aux éditions Mosaïques

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Samedi 27 décembre 2008 6 27 /12 /2008 11:30

Comme nous l’avons indiqué, nous illustrerons quelquefois l’état de notre monde par des incursions dans le domaine profane. La lecture du livre « 2030 le krach écologique » écrit par Geneviève Ferone et publié aux éditions Grasset nous en donne ici l’occasion.

 

Ce document établit une liste exhaustive de l’état de notre monde actuellement et projette une perspective pour 2030 et au-delà. La date nous parait importante puisque cette date est identique à celle donnée par des études traditionnelles sur la fin de notre cycle actuel. Rappelons une fois encore ici que la fin d’un cycle ou la fin d’un monde ne signifie pas la fin du monde. Ajoutons encore que cette date ne peut être prise au pied de la lettre car à l’époque où elle a été citée des pans entiers de la Connaissance ne nous été plus accessibles. Toutefois elle peut nous servir d’indication car en tout état de cause la fin du cycle actuel n’est plus très loin. Il ne s’agit pas de nous lamenter sur cette fin mais bien de préparer la venue du cycle futur qui entamera un nouveau cycle de redressement de la Connaissance qui nous conduira inévitablement vers un retour à la Lumière.

 

L’intérêt de cette publication est qu’elle démontre que le « matérialisme » à outrance nous conduit sûrement vers le déclin et que seul l’immatériel, le spirituel peut nous mener vers le redressement. Rappelons ici, une fois encore, que lorsque nous utilisons le terme spirituel nous parlons bien de Transcendance. Nous reprendrons d’ailleurs une « formule » dans la conclusion du livre : «  La création de richesse économique n’est plus synonyme de progrès humain. » Nous devons bien dépasser notre état humain si nous voulons progresser vers la Lumière et cela ne peut se faire que par une Tradition reéclairée et donc par le passage à un nouveau cycle car celui dans lequel nous vivons ne permet plus d’illuminer la Tradition. Certains individus peuvent illuminer leur cœur mais certainement pas une « société » entière. Et encore cette illumination ne peut être que partielle car certaines données de la Connaissance sont voilées à jamais, du moins jusqu’à l’arrivée du nouveau cycle.

 

La lecture de cet essai nous permet aussi d’illustrer l’importance de la réalisation de la Connaissance car si elle reste à l’état « virtuel » ou documentaire elle ne nous permet aucunement de dépasser notre état humain. Cette réalisation nous ouvre le domaine du sacré qui est bien le seul domaine, pour ceux « éveiller » qui mérite notre travail.

Laurent Mollard

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Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /2008 10:13

Le monde dans lequel nous évoluons est bien devenu fou comme le témoigne les évènements actuels. Notre système traverse une crise sérieuse et profonde due à la spéculation financière, c'est-à-dire l’enrichissement de quelques uns sur le dos de très nombreux autres. On peut objecter que de tous temps ce phénomène s’est produit ; ce qui est encore plus fort cette fois ci c’est que la spéculation c’est faite sur des bases totalement fictives et démesurées. On peut d’ailleurs reprendre ici le cri du Christ avant sa crucifixion : « Père pardonnez leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Luc 23 ;34.

 

Dans ce monde-ci l’individu ne compte pas car pour tous ces groupes industriels ne compte que le profit et aujourd’hui pour continuer à faire du profit la seule variable d’ajustement est l’individu. Comment qualifiés ceux la même qui quand l’euphorie règne veulent se débarrasser de l’Etat mais qui sont là à pleurnicher justement une bouée de sauvetage à ce même Etat tant décrié il y a quelques jours ! Sachant très bien que demain quand les affaires iront mieux le désir de moins d’Etat ressurgira !

 

Où va ce monde qui alors que l’état d’individu devrait être sublimé, il est tant rabaissé ; où va ce monde qui détruit jour après jour le don le plus précieux qui nous a été fait : la nature ? Il va tout simplement à sa fin, comme elle est annoncée, comme elle est prévue dans le cycle. Une fin qui annonce surtout le début d’un nouveau cycle, d’une nouvelle humanité. C’est bien à cela que nous devons nous préparé car c’est bien là le seul travail qui vaille. Il ne s’agit pas d’un retour en arrière mais simplement que le sacré reprenne la place qui doit être la sienne, celle de l’esprit au-dessus de la matière.

 

Laurent Mollard

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Le Monde Sacré d'Emmanuel

 



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Le Nom Invoqué

La Lumière de l'aube du Vrai jour
Eclaire l'Etre celui Désigné.
Son coeur maintenant vraiment libéré
Lui ouvre le vestibule de l'Unique Palais
Où séjourne l'Amour du Nom Invoqué.

La Lumière de midi du Vrai jour
Eclaire l'Etre celui Désigné.
Ses Yeux s'émerveillent des bourgeons
Du jardin sacré bruissant de mille chants
Où demeure l'Arbre de la Vérité.

La Lumière du crépuscule du Vrai jour
Eclaire l'Etre celui Désigné.
Son esprit enfin dévoilé entend
Le Maître s'en aller doucment
Laissant place à la Grande Paix.

La Lumière de minuit du Vrai jour
Eclaire l'Etre celui Désigné.
Son souffle devenu éternel
Trouve dans l'immensité étoilée
Le repos auprès du Nom Invoqué.

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