Tradition

Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /2010 12:16

C’est dans le seul passage du nouveau testament Mt 2, 1-12, qu’il est fait mention des mages venus d’Orient sans d’ailleurs nous donner leur nombre. Le chiffre trois n’est pas le fruit du hasard puisque c’est le chiffre ternaire de la tradition chrétienne. Ensuite nous apprenons qu’ils offrirent au nouveau né de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

 

La lecture traditionnelle nous enseigne que justement par cette action nous pouvons reconnaître le Christ comme union des trois mondes : la terre (l’homme) représentant le pouvoir royal avec l’or, l’atmosphère (l’âme) représentant le pouvoir sacerdotal avec l’encens et le ciel (l’esprit) représentant le maître spirituel ou prophète avec la myrrhe. Ce triple dépôt est le gage de la parfaite orthodoxie du Christianisme avec la tradition primordiale.

 

L’évangile nous indique aussi que les mages sont venus d’Orient quand ils ont vu se lever son étoile. Nous apprenons ainsi que c’est bien en orient que se trouvait la tradition primordiale et qu’ils sont venus saluer une « nouvelle forme » de la tradition en lui apportant leur consentement. Quand nous parlons de « nouvelle forme » de la tradition, il faut comprendre que la tradition s’adapte au monde dans lequel elle évolue. Il n’y a que dans la période actuelle que cette « nouvelle forme » sera l’aube d’un nouveau cycle.  Pour cela ils ont vu se lever l’étoile qui symbolise la Lumière c'est-à-dire le rayon céleste qui vient illuminer le chaos. Cette Lumière nous indique ici la transcendance, l’Axe Sacré qui nous relie au Principe et qui relie le Christ à la Tradition primordiale. Cette notion de transcendance exclut de fait toute interprétation proprement actuelle de l’immense majorité des « ésotérismes » qui voient le jour dans notre monde.

Laurent Mollard

Par laurent - Publié dans : Tradition - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /2010 13:06

Faire la distinction entre le Sacré et le reste : le profane, implique de fait un éloignement de la Tradition, puisqu’au temps de la Tradition pleine et entière le profane ne pouvait pas exister car tout était sacré. Aujourd’hui, nous avons même dépassé cette notion de profane puisque ce monde là est devenu la norme en envahissant la surface de notre globe et les quelques îlots de sacré qui existe ici où là sont devenus des vestiges d’un « autre temps ».

 

Le sens du Sacré, c’est reconnaître la notion de transcendance et admettre comme vérité que l’Esprit et au-dessus de la matière. Est donc sacré toute action ou non-action qui permet à l’homme conscient de ses qualifications ou qui a découvert son étincelle, de s’élever au dessus de ce monde illusoire pour découvrir le véritable monde réel.

 

Le sens du Sacré, c’est d’abord le respect de la nature et de l’Autre. Accepter l’un et l’autre tel qu’ils sont et non pas tel que l’on voudrait qu’ils soient où qu’ils fassent. L’Autre comme la Nature ont besoin de repos pour continuer leur œuvre et ce n’est pas, comme on le voit actuellement, en leur demandant toujours plus qu’ils pourront effectuer leur œuvre paisiblement.

 

Le sens du Sacré, c’est la juste proportion entre l’excès et l’abstinence. C’est la maîtrise de l’ego, préalable avant sa disparition totale le cas échéant. Se connaître c’est se maîtriser non pas dans la peine ou par la force du sacrifice mais dans la joie qui efface cette notion contraignante du sacrifice. Au-delà des valeurs de morales, la Loi balise le chemin qui doit être le notre.

 

Le sens du Sacré, c’est que quoi que l’on fasse, on le fasse le mieux possible car ainsi on introduit du Bien et de la beauté dans l’action et on fait ainsi ce pourquoi Dieu est en nous. Ora et Labora 

L’Homme noble est celui qui rythme chaque instant de sa vie grâce au sens de Sacré. Il ne le fait pas pour le montrer aux autres, il ne le fait pas pour lui-même, il le fait car c’est ainsi.

 

Laurent Mollard

Par laurent - Publié dans : Tradition - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 00:00
Le solstice d'hiver est le moment où la nuit est la plus longue et à partir de là la sortie des ténèbres peut s'effectuer. Il marque donc bien le début de la moitié ascendante de l'année, le passage d'un état vers un autre, un changement de cycle.

Le Capricorne

Par laurent - Publié dans : Tradition
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 21:52
Nous conseillons la lecture de cet ouvrage qui bien qu'il est été écrit par rené Guénon en 1946 reste de toute actualité. Dès l'avant propos l'auteur nous indique la signification du mot crise et au-delà nous parle de la "fin du monde" qui n'est pas forcément la fin du monde mais la fin d'un monde. Alors que l'on voit aussi bien sur les rayons de nos libraires que sur les écrans des cinémas de nombreux sujets qui traitent de cette fin, il serait opportun d'y consacrer la seule attention profane qu'ils méritent.

La lecture de cet ouvrage doit permettre à ceux qui sauront le lire avec le regard du coeur, siège de l'intellect et de l'Amour, de débuter un chemin de spiritualité traditionnelle, le chemin de l'Esprit.

Nous sommes à leur disposition pour tenter de répondre à leurs commentaires et les encourageons même à rédiger des résumés de chaque chapitre ce qui leur permettra de les approfondir et d'en saisir le coeur du sens.

Laurent Mollard



La crise du monde moderne par Gené Guénon, éditions Gallimard. Nous pensons que ce livre est sorti récemment en livre de poche.
Par laurent - Publié dans : Tradition - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /2009 14:47
Il convient de préciser le mot Sacré contenu dans notre titre. Ce mot, comme tant d’autres, est le plus souvent employé sans plus aucune connaissance de sa véritable signification.
 
L’utilisation de ce mot indique précisément une notion de transcendance, c'est-à-dire le reconnaissance formelle d’un monde supra-humain. De cette notion découle naturellement la distinction qui existe entre justement le Sacré et le profane. Ce ne sont pas deux mondes contraire ou antinomique mais bien deux mondes complémentaires. Et ce qui fait tant défaut aujourd’hui dans notre société moderne c’est bien la quasi disparition du monde Sacré au profit du monde profane qui, de plus a récupéré les termes qui caractérisés le monde Sacré pour se les approprier et faire disparaître totalement leur appartenance à leur monde d’origine de sorte qu’aujourd’hui on n’imagine même plus que ces termes ont pu appartenir à un autre monde que celui qui se les ait approprié. Quand nous indiquons que le monde sacré et le monde profane sont complémentaires nous voulons aussi dire que le monde Sacré est supérieur au monde profane et que ce dernier n’existe que parce que le premier a vu le jour. C’est pour cela que l’on peut aller jusqu’à énoncer que de nos jours il n’existe même plus de monde profane dans notre monde occidental actuel puisque le monde Sacré a quasiment disparu. Nous employons le qualificatif de quasiment car certains individus perpétuent la distinction effective entre monde Sacré et monde profane et que nous voulons par l’emploi de ce terme leur exprimer notre reconnaissance. En indiquant que le monde Sacré est supérieur au monde profane nous exprimons une hiérarchie qui est que l’esprit est au-dessus de la matière. C’est la une vérité traditionnelle immuable et éternelle. Nous devons préciser que par esprit nous entendons l’Intuition Intellectuelle, supra-humaine, qui se trouve dans le Cœur des Etres. Par la matière nous entendons la raison qui se localise dans le cerveau. Comme pour le monde Sacré et le monde profane, c’est deux conceptions sont complémentaires et non pas contraire. Le Sacré renferme les valeurs spirituelles qui permettent à l’Etre de s’élever, il ne s’agit pas là de valeurs moralisantes mais d’éléments qui nous permettent de nous approcher du Principe par la Connaissance révélée grâce à la Tradition primordiale.
 
On voit donc bien au travers de ces quelques lignes que l’emploi du mot Sacré à une signification précise et rigoureuse comme tous les termes que l’on doit employer lorsqu’il s’agit d’aborder ces sujets. Les symboles ont eux aussi leur place prédominante puisque la connaissance du Principe qui appartient au monde supra-humain ne peut s’effectuer par des explications utilisant des termes issus du monde humain. Dans ce cas aussi, l’explication d‘un symbole et sa portée a quasiment disparue de notre monde actuel et ils sont bien souvent utilisés à des fins différentes de celles pour lesquelles ils sont utilisés voir même à des fins totalement contraire et antitraditionnelles. Et nous ne parlons pas ici d’explications totalement fantaisistes.
 
Enfin, le Sacré exprime aussi un axe structurant pour l’individu, l’axe de l’Unité loin de la multiplicité et du mouvement qui caractérisent notre monde occidental actuel. La reconnaissance effective du monde Sacré implique pour celui qui l’effectue la reconnaissance de vérités éternelles. 

Laurent Mollard- Le Monde Sacré d'Emmanuel 
Par Bernard llomard - Publié dans : Tradition - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /2009 19:35
La remontée cyclique qui doit s'opérer dès que le cycle actuel sera achevé, ne pourra se faire que sur l'appui d'une base solide qui en occident est le Catholicisme.

Nous savons très bien qu'aujourd'hui écrire une telle chose peut apparaître "non moderne" mais la Tradition ne considère pas la modernité comme un progrès mais bien une régression du spirituel face au matériel, c'est à dire l'éphémère ou le contingent. Notre activité est un acte non agissant qui place l'esprit au dessus de la matière suivant l'Axe Sacré de la transcendance. Il n'est pas de notre ressort de critiquer la position de telle ou telle organisation ou sa situation face à la Tradition, nous signalons simplement qu'en occident et même en orient toute situation traditionnelle est très éloignée du Principe voire même contraire au tel Principe.

L'Esprit qui nous anime est un esprit traditionnel c'est à dire dégagé de la polémique ainsi que du prosélytisme. Celui qui pourra, peut dès à présent, débuter la construction de l'Arche qui inaugurera l'ère du cycle prochain.

Laurent Mollard
Par laurent - Publié dans : Tradition - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /2009 09:27


Cet essai, petit mais très dense, nous permet de retrouver un sens au mot notamment sur ceux de sacré et profane. Aujourd'hui où le sacré ne trouve plus sa place, l'auteur "situe" le sacré dans l'espace et nous indique par la même que le sacré est bien le seul "réel" face au profane qui représente l'illusion et le contingent. Le Centre est le point de départ de l'Axe sacré autour duquel tout s'articule. C'est autour de cet Axe que doit s'organiser le chaos pour retrouver l'ordre, le seul ordre qui vaille, l'ordre sacré-transcendant.

Laurent Mollard

Par laurent - Publié dans : Tradition - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 09:00

Une des caractéristiques de notre époque dite moderne est la rapidité ; notre société est très friande de résultats rapides et de technique ou de méthodes efficaces et performantes pour arriver dans un délai très court à des résultats sûrs. Quelque que soit le domaine, profane et pseudo-spirituel, aujourd’hui le résultat doit être de plus en plus performant, de plus en plus rapide et même si durant un long temps ces résultats ont été là, il suffit qu’un autre temps très court viennent faire oublier ces anciens résultats et jeter l’opprobre sur celui ou ceux qui ont construit l’édifice et les reléguer dans les oubliettes du passé. Le temps est effectivement devenu fou ou démoniaque, il ne se mesure même plus selon le rythme calendaire qui est déjà différent du temps cyclique mais au rythme de la performance où le jour et la nuit sont remplacé par une grille d’évaluation.

 

Conne nous avons dit plusieurs fois nous ne ferons pas ici la description de notre monde actuel, qui par sa progression dans ce cycle obscurcie toujours un peu plus notre espace jusqu’à ne même plus faire la différence entre l’Occident et l’Orient. Mais, comme nous vivons dans ce monde nous constatons cette solidification. Que chacun se rende bien compte que cette pression matérialiste ne pourra s’achever que par une nouvelle naissance de l’esprit dans un cycle approprié, car de quelque point de vue que l’on se place l’Esprit sera toujours supérieur à la matière et ce malgré les efforts puissants de ceux qui veulent nous faire croire le contraire. Une nouvelle tendance appelée dissolution se met petit à petit en place c’est le domaine que j’ai nommé plus haut : pseudo-spirituel. Nous constatons que la critique que nous faisons de notre soi-disant époque moderne est repris par de nombreux faussaires qui promettent sous couvert de spiritualité monts et merveilles et que nombreux sont nos contemporains qui ont du mal à résister aux chants des sirènes qui étant bien évidement imprégnés de notre époque nous affirme que cette pseudo-spiritualité nous aidera à traverser ce monde et que nos progrès seront rapides. Nous voyons bien là que nous sommes totalement à l’opposé de la direction donnée par l’Axe sacrée.

 

Ceux qui ont ressenti leur Etincelle et qui parcourent leur chemin savent que chaque chemin est personnel et ceux qui débutent leur route doivent savoir qu’il n’existe pas de techniques ni de méthodes pour arriver au plus vite à leur destination et que tous ceux qui en proposent, et ils sont de plus en plus de nombreux, ne nous parlent pas de la même chose. Chaque individualité étant différente, chaque chemin est différent, pour retrouver le Soi situé au cœur de tous les Etres. S’il n’existe pas des méthodes, le chemin de la Vérité est balisé par trois grandes arches : L’initiation, l’étude de la doctrine ; la Connaissance et la réalisation.

 

L’initiation permet au croyant qualifié de recevoir la Lumière, l’étude de la doctrine, grâce à l’intuition intellectuelle du cœur, permet à l’initié, s’il le peut de gravir les marches de la Connaissance et au fur et à mesure qu’il monte cet escalier il pourra réaliser l’enseignement de cette Connaissance qui effectivement et elle seule pourra le conduire, le cas échéant, à l’Etat primordial et à la Délivrance. Sans la réalisation, l’enseignement ne peut pas être complet et le but rechercher certainement pas atteint. Cet enseignement originairement oral a été depuis transcrit dans des livres mais comme toute transcription elle ne peut qu’être imparfaite car comment transcrire l’inexprimable ? A l’exception du symbole, aucune transcription ne pourra véhiculer l’Absolu ou l’Infini. La réalisation de l’enseignement passe par le dépouillement, le détachement et la soumission. Ces trois éléments réunis peuvent nous fournir la clé du monde que nous recherchons. Nous avons utilisé le terme de croyant car aucune équivoque ne doit exister quand il s’agit de la Tradition. Nous avons déjà signalé que le domaine de la croyance était celui de l’exotérisme et le domaine de la connaissance celui de l’ésotérisme mais l’un et l’autre sont liés, l’exotérisme et un des moyens de réaliser l’ésotérisme et ce dernier ne peut être réalisé pleinement sans une participation au premier. Ceci élimine scrupuleusement tous ceux ou toutes organisations ou associations qui au commencement ne place pas la croyance comme fondement de leur activité. Avec l’initiation, cette croyance se transforme en connaissance mais elle est toujours présente et indispensable.  Nous reviendrons ultérieurement sur les notions de dépouillement, de détachement et de soumission mais nous voulons préciser ici l’importance de la croyance. Cette conception s’applique à ceux qui vivent dans un lieu du monde qui a connu ce type de tradition, le monde occidental et une partie du monde oriental.

 

Dans ces lieux là, on constate une dégénérescence non seulement du domaine ésotérique mais aussi du domaine exotérique, comment un individu peut-il suivre une voie spirituelle traditionnelle ? Au vue de l’extrême éloignement du principe, il devient de plus en plus difficile de suivre cette voie là. Et cette chose étant certaine, les individus pouvant arriver à destination de leur chemin sont très peux nombreux mais il ne s’agit pas pour cela de renoncer, bien au contraire, pour celui qui est qualifié, l’ascension de la Montagne Blanche devient une nécessité et là où elle le conduira, dans la situation actuelle, sera de toute façon une portion importante du chemin, l’essentiel étant de faire tout ce qui nous est possible dans l’état dans lequel nous nous trouvons. Si nous franchissons les trois grandes arches, alors la source de la Lumière primordiale ne sera plus très loin. Comme nous l’avons déjà indiqué, l’homme véritablement traditionnel ne peut pas vivre dans notre monde actuel, il devra donc au fur et à mesure de l’avancement de son chemin se mettre en retrait de ce monde là, un retrait qui peut sembler au début moins visible de l’extérieur mais néanmoins présent de l’intérieur et au fur et à mesure de l’avancement sur le chemin l’intérieur prendra la place de l’extérieur. Le sablier nous indique qu’une fois que la porte du cœur s’est ouverte le sacré, qui vient du haut, doit remplacer le profane selon le temps nécessaire.


Laurent Mollard - Le Monde Sacré d'Emmanuel.  

Par laurent - Publié dans : Tradition - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /2009 20:41

Nous possédons tous l’Etincelle qui témoigne de la présence de l’Axe sacré dans notre cœur, Axe transcendant qui nous relie directement à l’Absolu, Principe suprême, immuable et universel. Nous avons déjà longuement indiqué que cette évidence n’en n’est plus une aujourd’hui car notre éloignement du Principe nous conduit tout d’abord à une rationalisation à l’extrême et ensuite une déchéance des organisations susceptibles de transmettre l’esprit de la Tradition à savoir en Occident, les organisations exotérique et ésotérique. Seulement si l’habillage qu’a revêtu la Tradition est obsolète, le cœur est toujours intact mais il est d’autant plus difficile à découvrir que notre environnement quotidien est un lourd obstacle supplémentaire. Nous savons aussi que notre situation cyclique ne permettra pas de lever la totalité des voiles mais seulement de nous approcher de la lumière et que seuls quelques uns découvriront la ténèbre. Il n’empêche que nous devons faire tout ce que nous pouvons, selon nos capacités, dans la situation où nous nous trouvons, pour parcourir le chemin de la connaissance de soi qui nous mènera au chemin de rectitude de la connaissance du Soi.

 

Nous devons nous élever au-delà la forme pour saisir le fond, cela passe nécessairement par le travail et la prière. A l’origine, la prière étant « naturelle », c’est le travail qui permettait de défricher son chemin ; aujourd’hui où nous la prière est devenu désuète c’est par le travail, l’action, la matière que nous arriverons à la prière, la concentration, l’esprit. Ora et Labora.

Ce renversement de « procédure » est bien la conséquence de notre situation qui nous alourdit sur notre chemin comme nous l’avons vu plus haut.

 

Ora, la prière, a deux significations : La première ; une demande de grâce divine pour celui que cherche son salut, la deuxième, pour le pèlerin de l’Absolu, la prière est le point d’appui qui nous permet de remonter le chemin de rectitude qui nous rapprochera de la Lumière. Le pèlerin n’est pas passif et engage par l’invocation, la prière, une action « non agissante », c'est-à-dire un acte spirituel essentiel. La prière, l’invocation est l’Amour.

 

Labora, c’est le travail grâce auquel nous pourrons défricher le chemin, le seul travail qui vaille et qui peut se faire grâce à la Connaissance, son étude et sa réalisation. C’est d’ailleurs au sein de cette dernière que s’unissent les deux luminaires, Ora et Labora. Il ne s’agit pas bien évidement du travail profane, bien que celui-ci ne doit pas être négligé car il est la possibilité qui permet de se consacrer au travail spirituel. Ce travail profane, effectué dans le but de soutenir un travail spirituel ne doit pas non plus être effectué hors de la Loi, le moyen n’est pas contraire au but. Ce travail profane doit être à la place qui est la sienne pour celui qui marche sur son chemin. Quelque soit le chemin poursuivi, il laissera le moment venu la place entière et totale au travail spirituel. Le travail est la rigueur.

 

Ces deux actions « non agissante » doivent maintenant trouver leur place dans notre monde quantitatif où la course effrénée a remplacé la marche paisible et qualitative. Malgré cette « pression » extérieure, le pèlerin de l’Absolu doit savoir trouver la place et le temps nécessaires pour revenir à l’intérieur, moment véritablement réel. Cette place peut être trouvée grâce à la volonté et au sacrifice. Le sacrifice, c’est abandonner l’extérieur pour se tourner vers l’intérieur. A l’origine, le sacrifice n’en n’était pas un puisque notre état nous permettait de nous consacrer au sacré mais aujourd’hui où le profane a tout envahi, il faut donc faire des sacrifices, qui en réalité n’en sont pas car tout ce qui est profane est relatif et contingent. Le matin, le soir, dans la journée, ces « pauses » doivent nous permettrent de nous consacrer à l’essentiel, c'est-à-dire au sacré. Une fois que ces « moments » seront devenus « indispensables » alors ce ne seront plus des sacrifices mais des offrandes. Chaque instant, éternel au regard du Principe, que nous consacrons à l’essentiel nous permet de défricher le chemin de rectitude de la connaissance du Soi transcendant et immuable.

 

L’invocation est un accès direct vers la Lumière, le travail est un moyen pour faciliter justement cet accès vers la Lumière. Pour le pèlerin de l’Absolu, l’un ne peut aller sans l’autre. C’est lorsqu’on chemine entre ces deux luminaires que la voie s’éclaire et s’ouvre vers des horizons toujours plus étendus. Le travail consiste à l’étude du texte sacré et des données éparses de la Tradition primordiale. C’est au moment où ces deux éléments fusionnent que le pèlerin de l’Absolu sait qu’il est sur le chemin qui doit être le sien. Nous avons aussi précédemment indiqué qu’il n’existe pas de méthode « unique » applicable par tous puisque justement nous sommes tous intrinsèquement différent ce qui exclue de fait tous les charlatans de la spiritualité. Par contre, des indications peuvent être données sur telle ou telle direction mais celui qui chemine de toute façon saura reconnaître les impasses des avancées de son chemin. Chemin où les retours en arrière ne sont pas à exclure non plus, par contre nous sommes sur une voie « intemporelle » où chacun suivant ses capacités chemine à sa vitesse. Il ne s’agit pas d’une course profane mais d’une marche sacrée vers la Vérité. Le pèlerin qui progressa sur son chemin aura sur lui et sur le monde qui l’entoure un regard lucide, c'est-à-dire qu’il se verra tel qu’il est et qu’il verra les autres tels qu’ils sont et non pas tels qu’il voudrait qu’ils soient.

 

Nous avons indiqué que la tradition en occident avait revêtu deux formes, l’une exotérique, la religion et l’autre ésotérique, l’initiation. Ce seront donc les deux « conditions » du départ pour découvrir le chemin qui sera emprunté. Précisons qu’il s’agit du baptême et de l’initiation. Nous savons aussi que ces deux « conditions » sont données par des organisations très éloignées du Principe, il importe peu de la forme, nous nous adressons à l’Esprit et le vrai pèlerin de l’Absolu saura séparer le bon grain de l’ivraie, aiguillé dans sa marche par l’intuition intellectuelle. C’est donc un combat sacré sur les deux fronts de la Tradition qui devra être mené pour retrouver l’essentiel. Au-delà des vaines polémiques, stériles et totalement contingentes, de savoir si l’un est contraire, supérieur, antinomique, même satanique par rapport à l’autre. Le moment est venu de rassembler ce qui est épars afin qu’au temps prévu la Tradition puisse nous inonder de sa Lumière.

 

Laurent Mollard

Par laurent - Publié dans : Tradition - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /2009 13:06

L’Etre est la manifestation du Principe Suprême dans le monde manifesté. Il dépend de ce même Principe qui est infini, immuable et universel, la Cause des causes. L’Etre englobe en lui-même les différends modes de la manifestation dont le mode individuel et donc l’état humain. La connaissance de l’Etre permet de trouver son Unité. Cette connaissance pouvait être atteinte dans notre monde occidental par la Tradition qui était représenté en partie par la religion. Aujourd’hui cette dernière ne joue plus le rôle que lui attribué la Tradition, car l’avancement cyclique nous éloigne progressivement du Principe, c'est-à-dire qu’elle nous éloigne de l’Esprit pour nous conduire vers la matériel. Nous sommes donc passés du monde de l’Etre au monde de l’avoir, caractérisé par la prédominance de l’individualité, du matérialisme et donc de l’éphémère, du contingent et du relatif. Ce déplacement de l’Esprit vers le matériel ne concerne d’ailleurs plus seulement notre région du monde mais la quasi-totalité du monde.

 

Pourtant malgré cette éloignement du Principe, nous pouvons encore, certes très difficilement, trouvé le jardin de l’Etre. C’est un jardin car le jardin est le symbole de sérénité et de la beauté. Le jardin nous renvoie l’image de nombreuses fleurs écloses qui illuminent ce lieu par leurs couleurs vivaces, il nous renvoie l’image de nombreux arbres « éternels » mais aussi porteurs de fruits donc de nourriture, à cela s’ajoute la présence d’une fontaine où nous pourrons nous abreuver. C’est donc une vision paradisiaque que nous amène le jardin, ce lieu où nous sommes nous-même et non pas ce que nous voudrions être, ce lieu où nous voyons les autres tels qu’ils sont et non pas tel que nous voudrions les voir. C’est le lieu de l’Unité, c’est bien le jardin de l’Etre.

 

Nous possédons tous la possibilité de trouver ce jardin. Le chemin qui y mène est certes parsemé d’embûches mais ce sont elles qui créent le dit chemin. C’est l’étincelle ou l’intuition intellectuelle, présente dans tous les cœurs, qui éclaire le chemin mais qui l’éclaire depuis le jardin et c’est bien pour cela que la progression sur le chemin peut nous donner le sentiment que cette lumière grandit mais ce n’est pas la lumière qui grandit c’est nous qui nous rapprochons d’elle. Aujourd’hui dans notre monde de l’avoir, cette étincelle est voilée, voire étouffée par l’égo et le vouloir de possession, mais elle n’est pas éteinte car elle ne peut s’éteindre, l’homme, état humain est bien là pour raviver cette étincelle mais il a oublié sa mission, noyé qu’il est dans ce monde matérialiste.

 

Nous savons avec certitude que ce jardin existe et c’est cela qui a été oublié car l’extérieur a pris le pas sur l’intérieur. L’extérieur c’est l’éphémère, le relatif ; l’intérieur c’est la Paix et l’harmonie. Il ne s’agit pas nier l’extérieur, il s’agit de le voir tel qu’il est afin de pouvoir s’en détacher et se consacrer à l’essentiel pour trouver son unité. Certes cette tâche est on ne peut plus difficile car le monde qui nous entoure nous attire vers la dualité et la matériel, mais nous pouvons résister, cette résistance peut subir de nombreuses dérives, des marches en arrière, des faux sentiers mais ne perdons pas de vue notre destination : le jardin de l’Etre car nous devons faire tout ce que nous pouvons avec les moyens dont nous disposons. Chaque « sacrifice » affaiblit notre égo et nous ramène vers le chemin original, notre chemin qui correspond à notre individualité qui doit s’éteindre à notre arrivée au jardin de l’Etre et qui pourra, le cas échéant, rejoindre le chemin universel qui conduit à l’Absolu qui se situe au-delà de l’Etre.

 

Tous les jardins traversent des périodes successives de germination, d’éclosion, de déchéance et de disparition. Le jardin de l’Etre n’échappe pas à ce cycle ce qui signifie que celui qui a atteint son jardin va nécessairement devoir suivre ce cycle mais il sait qu’il va rencontrer dans son jardin le Centre qui est traversé par l’Axe sacré qui transcende tous les cycles, le Soi qui est à l’origine du Tout et la destination finale. L’Esprit qui habite le jardin de l’Etre et qui est présent dans tous les cœurs ne s’éteint jamais, il traverse tous les cycles car il est immuable et universel. Cet Esprit est la Réalité, Vérité absolu qui dépasse la croyance grâce à la connaissance mais qui a besoin de la première pour pouvoir affirmer la seconde. La croyance divine est le fondement, dans notre monde, de la connaissance. C’est la forme prise par la Tradition, cette forme a déjà changé et changera encore lors du changement de cycle. Nous sommes à la veille d’un changement cyclique nous devons donc aujourd’hui passer au-delà de la forme pour saisir l’Esprit. C’est une difficulté incommensurable car la majorité va suivre des voies anti-traditionnelles parce que notre monde les lui propose et que la voie traditionnelle est rejetée par la déchéance de la forme. Difficulté encore alourdie par l’absence de méthode générale, ce qui exclut de facto tous les « marchands de spiritualité », car nous l’avons déjà dit chaque individu étant intrinsèquement unique, chaque chemin est bien unique. Nous pouvons « jalonner » le chemin mais certainement pas le défricher à la place de celui qui l’emprunte.

 

C’est bien cette situation « normale » au regard du cycle qui va être modifiée justement lors du changement de cycle. La fin du cycle actuel correspond à la fin de la descente totale du grand cycle. Le prochain cycle sera celui de la remontée vers le Principe, certes remontée graduelle mais remontée irréversible car chaque chose retourne à la source.

 

Laurent Mollard

Par laurent - Publié dans : Tradition - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Le Monde Sacré d'Emmanuel

 



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Le Nom Invoqué

La Lumière de l'aube du Vrai jour
Eclaire l'Etre celui Désigné.
Son coeur maintenant vraiment libéré
Lui ouvre le vestibule de l'Unique Palais
Où séjourne l'Amour du Nom Invoqué.

La Lumière de midi du Vrai jour
Eclaire l'Etre celui Désigné.
Ses Yeux s'émerveillent des bourgeons
Du jardin sacré bruissant de mille chants
Où demeure l'Arbre de la Vérité.

La Lumière du crépuscule du Vrai jour
Eclaire l'Etre celui Désigné.
Son esprit enfin dévoilé entend
Le Maître s'en aller doucment
Laissant place à la Grande Paix.

La Lumière de minuit du Vrai jour
Eclaire l'Etre celui Désigné.
Son souffle devenu éternel
Trouve dans l'immensité étoilée
Le repos auprès du Nom Invoqué.

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