C’est dans le seul passage du nouveau testament Mt 2, 1-12, qu’il est fait mention des mages venus d’Orient sans d’ailleurs nous donner leur nombre. Le chiffre trois n’est pas le fruit du hasard puisque c’est le chiffre ternaire de la tradition chrétienne. Ensuite nous apprenons qu’ils offrirent au nouveau né de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
La lecture traditionnelle nous enseigne que justement par cette action nous pouvons reconnaître le Christ comme union des trois mondes : la terre (l’homme) représentant le pouvoir royal avec l’or, l’atmosphère (l’âme) représentant le pouvoir sacerdotal avec l’encens et le ciel (l’esprit) représentant le maître spirituel ou prophète avec la myrrhe. Ce triple dépôt est le gage de la parfaite orthodoxie du Christianisme avec la tradition primordiale.
L’évangile nous indique aussi que les mages sont venus d’Orient quand ils ont vu se lever son étoile. Nous
apprenons ainsi que c’est bien en orient que se trouvait la tradition primordiale et qu’ils sont venus saluer une « nouvelle forme » de la tradition en lui apportant leur consentement.
Quand nous parlons de « nouvelle forme » de la tradition, il faut comprendre que la tradition s’adapte au monde dans lequel elle évolue. Il n’y a que dans la période actuelle que cette
« nouvelle forme » sera l’aube d’un nouveau cycle. Pour cela ils ont vu se lever l’étoile qui symbolise la Lumière c'est-à-dire le rayon
céleste qui vient illuminer le chaos. Cette Lumière nous indique ici la transcendance, l’Axe Sacré qui nous relie au Principe et qui relie le Christ à la Tradition primordiale. Cette notion de
transcendance exclut de fait toute interprétation proprement actuelle de l’immense majorité des « ésotérismes » qui voient le jour dans notre monde.
Laurent Mollard
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La Lumière de l'aube du Vrai jour
Eclaire l'Etre celui Désigné.
Son coeur maintenant vraiment libéré
Lui ouvre le vestibule de l'Unique Palais
Où séjourne l'Amour du Nom Invoqué.
La Lumière de midi du Vrai jour
Eclaire l'Etre celui Désigné.
Ses Yeux s'émerveillent des bourgeons
Du jardin sacré bruissant de mille chants
Où demeure l'Arbre de la Vérité.
La Lumière du crépuscule du Vrai jour
Eclaire l'Etre celui Désigné.
Son esprit enfin dévoilé entend
Le Maître s'en aller doucment
Laissant place à la Grande Paix.
La Lumière de minuit du Vrai jour
Eclaire l'Etre celui Désigné.
Son souffle devenu éternel
Trouve dans l'immensité étoilée
Le repos auprès du Nom Invoqué.